Un cessez-le-feu pour les Israéliens et une guerre pour les Palestiniens

Gideon LEVY
Pourquoi Gaza devrait-il intéresser qui que ce soit lorsque des Israéliens ne sont pas tués ? Quand les sirènes d’alertes se taisent en Israël, on considère ça comme un cessez-le-feu.
Lorsque des Israéliens ne sont pas tués, il y a un cessez-le-feu. Lorsque des Israéliens ne sont pas tués mais que plus de 400 personnes le sont à Gaza, dont 100 enfants, ça s’appelle aussi un cessez-le-feu. Lorsqu’Israël démolit 2 500 maisons à Gaza en plein cessez-le-feu, et que le ministre de la Défense Israel Katz félicite les soldats de Tsahal pour leurs opérations, on appelle toujours cela un cessez-le-feu. Lorsque des centaines de milliers de Gazaouis meurent de froid et pataugent dans la boue, ça entre dans la définition d’un cessez-le-feu. Lorsque des milliers de personnes gravement malades meurent parce qu’Israël leur refuse des soins médicaux vitaux ou la possibilité de sortir de leur cage et d’aller se faire soigner ailleurs, c’est un cessez-le-feu. Lorsqu’une Israélienne éduquée demande pendant un repas du shabbat s’il y a encore des soldats israéliens à Gaza à un moment où plus de la moitié de l’enclave est occupée par Tsahal, c’est un indicateur par excellence de (…)Lire la suite »
Faits et réflexions sur l’attaque yankee du 3 janvier à Caracas

Avec eux, la guerre ne se fait pas en dentelles… pas plus que la vérité

Jacques-François BONALDI
Une fois de plus, le peuple cubain pleure et glorifie ses morts. Mais pas n’importe quels morts : ceux de l’internationalisme militant. Hier, jeudi 15, et aujourd’hui, vendredi 16 janvier, Cuba rend hommage à titre posthume aux trente-deux Cubains qui sont tombés au petit matin du 3 janvier en défendant le dernier anneau de protection du président de la République bolivarienne du Venezuela (…)
Les urnes contenant leurs cendres ont été ramenées hier, jeudi, à La Havane. À 7 h 30, trente-deux soldats de la compagnie de protocole les ont descendues solennellement de l’avion et transportées vers les jeeps qui les attendaient pour les amener jusqu’au siège du ministère des Forces armées, sur la place de la Révolution. Mais avant, sur le tarmac même de l’aéroport José Martí, les plus hautes autorités du pays et du parti ont rendu hommage à ceux que le peuple a qualifiés dès le premier jour de « héros » : Raúl Castro, qui n’apparaît plus guère en public ; le président du pays, Miguel Díaz-Canel ; le président de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire, Esteban Lazo ; plusieurs ministres (Forces armées révolutionnaires, Intérieur, Relations extérieures), et d’autres. La cérémonie finie, tout au long de l’avenue de Rancho Boyeros et jusqu’à la place de la Révolution, la population leur a fait une haie d’honneur. Une fois les urnes déposées dans le hall du ministère, chacune (…)Lire la suite »

La Flottille pour Gaza, ou la conscience du monde

Chris HEDGES
C'est désormais à nous d'agir. Si nous échouons l’État de droit disparaîtra. Le génocide sera une arme de plus dans l’arsenal des pays industrialisés & les Palestiniens seront une fois de plus trahis.
Rome, Italie — En avril 2026, une nouvelle Flottille tentera de briser le blocus israélien imposé à Gaza depuis 18 ans. Cette mission sera la plus grande mobilisation maritime jamais organisée en faveur de la Palestine, avec la participation de plus de 3 000 militants venus de 100 pays, à bord de 100 bateaux. Une flotte médicale de 1 000 professionnels de santé sera également présente pour livrer 500 tonnes d’aide humanitaire, d’équipements et de fournitures médicales dont Israël empêche l’entrée à Gaza. Une fois encore, des militants du monde entier se rendront à Gaza pour tenter de mettre fin à l’une des pires crises humanitaires de la planète. Une fois encore, leur voyage sera suivi de près sur les réseaux sociaux. Une fois encore, des drones israéliens seront envoyés dans les eaux internationales pour intercepter et attaquer les bateaux. Une fois encore, les bateaux seront abordés par des soldats israéliens masqués et lourdement armés. Une fois encore, les militants seront (…)Lire la suite »

Discours prononcé par Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez, président de la République de Cuba, à l’hommage posthume rendu aux trente-deux combattants tombés en combat au Venezuela

Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez
Discours prononcé par Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez, président de la République et premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, à l’hommage posthume rendu aux trente-deux combattants tombés en combat au Venezuela, à la Tribune anti-impérialiste José Martí, le 16 janvier 2026, La Havane.
Honneur et gloire à nos héros tombés en combat ! (Cris de « Honneur et gloire ! ») Proches et familles ; Compagnons d’armes et amis de nos combattants ; Compatriotes, Le 3 janvier 2026, à l’heure la plus obscure du petit matin, tandis que son noble peuple dormait, le Venezuela a été lâchement attaqué sur ordre du président étasunien Donald Trump. C’était là une nouvelle confirmation, mais cette fois dans sa patrie de naissance, que Bolívar avait vu juste de façon prémonitoire quand il avait affirmé que les Etats-Unis semblaient destinés par la Providence à cribler de misères l’Amérique au nom de la liberté [1], tout comme Ernesto Che Guevara n’avait pas eu tort de nous avertir qu’on ne pouvait faire aucune confiance à l’impérialisme, « même pas ça ! » [2] Des bombes et une séquestration, telle a été la réponse des Etats-Unis aux déclarations du président vénézuélien qui, à peine quelques heures avant, s’était montré disposé à dialoguer sur n’importe quelle question. (…)Lire la suite »

Les bombes américaines n’ont jamais libéré personne

Ahmad Ibsais
De l’Iran, du Venezuela, du Groenland et du refus de l’ingérence américaine dans les affaires mondiales.
La pire chose qui puisse arriver au peuple iranien en ce moment, c’est “l’aide” américaine. Alors que les manifestants envahissent les rues de Téhéran, Donald Trump déclare que “les États-Unis sont prêts à aider” et menace de lancer des frappes militaires. Il examine les “options de frappe”, envisage des cyberattaques et le déploiement de porte-avions, tandis que l’empire américain se prépare à faire pleuvoir la liberté sur l’Iran sous forme de missiles Tomahawk et de raids de la Delta Force. Or, personne n’a jamais été libéré par une invasion américaine : ni l’Irak, ni l’Afghanistan, ni la Libye, ni aucun autre pays frappé par la “démocratie” américaine. En effet, l’unique chose que les bombes américaines procurent, c’est le contrôle américain sur les ressources, la politique et les ruines fumantes de ce qui fut jadis un pays. Cette arnaque se répète dans le temps et aux quatre coins du monde : Saddam, Kadhafi, Assad, Maduro, Khamenei… Des hommes au pouvoir dirigent des (…)Lire la suite »

Ils sont morts comme ils ont vécu : la tête haute.

Discours du général de corps d’armée Lázaro Alberto Álvarez Casas, membre du Bureau politique du Parti communiste de Cuba et ministre de l’Intérieur, à l’accueil offert aux trente-deux héros tombés en faisant leur devoir au Venezuela
Parents de nos trente-deux héros, combattants, compatriotes, En cette matinée solennelle, la Patrie souffre et se hausse. Nous nous sommes réunis pour recevoir sur notre sol des frères qui sont tombés loin de chez eux, mais non de leur devoir. En accueillant leurs restes mortels, nous renouvelons devant eux notre serment de loyauté à la Patrie et à l’unité des peuples d’Amérique latine. Nous l’affirmons d’entrée, avec la clarté qu’exige l’Histoire : nous ne les accueillons pas dans la résignation ; nous le faisons profondément orgueilleux et éternellement engagés, parce que nous savons – et le peuple cubain l’a appris dans les plus dures épreuves – que la mort ne vainc pas ceux qui tombent, le fusil à la main, en défendant une cause juste. Ils ne nous reviennent pas comme des ombres ; au contraire, ils sont une lumière nouvelle qui nous fortifie, nous enflamme et nous engage. Ils reviennent, couverts du drapeau national, qui ne représente pas une absence : il consacre une (…)Lire la suite »
Bientôt chez nous ?

Le nouveau projet de loi australien sur les discours haineux est irresponsable, contradictoire et répressif. (Reclaim the Net)

Christina Maas
La loi australienne sur la haine transforme la justice en un jeu de devinettes où une offense imaginaire peut vous coûter jusqu’à cinq ans de prison.
Le 12 janvier, la procureure générale australienne, Michelle Rowland, a annoncé ce qu'elle a qualifié de « lois sur la haine les plus sévères jamais adoptées en Australie ». Le gouvernement prévoit de faire adopter son projet de loi de 2026 sur la lutte contre l'antisémitisme, la haine et l'extrémisme par le Parlement le 20 janvier, transformant ainsi la législation australienne sur la liberté d'expression en un texte qui ressemble davantage à un test psychologique qu'à un code pénal. Nous avons obtenu une copie du projet de loi ici (et le mémorandum explicatif ici). La même semaine où le Premier ministre Anthony Albanese félicitait les Iraniens de « défendre leurs droits humains », son gouvernement s'apprêtait à criminaliser la liberté d'expression dans le pays, même lorsque les droits ou les sentiments de quiconque n'avaient été réellement touchés. La pièce maîtresse du projet de loi est une nouvelle infraction d'incitation à la haine raciale. Elle interdit « la promotion (…)Lire la suite »
Un récit d’une précision clinique par un journaliste qui a puisé aux sources

L’enlèvement du président Maduro : une opération peu héroïque

Hernando CALVO OSPINA
L’auteur n’est pas invité dans nos médias. Pourtant, il vit en France et il connaît bien (trop ?) l’Amérique latine. Trop bien Caracas où on a pu le voir naguère avec un administrateur du GS. C’est par un mail angoissé qu’il nous apprit à l’aube du 3 janvier l’attaque trumpiste contre le Venezuela. Il a au Venezuela des informateurs, journalistes, responsables politiques qui le positionnent (…)
Environ 200 membres du Delta ont été confrontés aux 32 Cubains. Ici il faut être clair : aucun groupe du premier cercle de sécurité ne possède d'armes de gros calibre... Je croyais m'être rendormi et que je cauchemardais. Je n’arrivais pas à croire à la réalité des images qui défilaient sur mon écran. Je voyais en boucle surtout celle où neuf hélicoptères volaient en formation, comme s'ils fuyaient une ville qui, disait-on, était Caracas. Il était environ deux heures du matin là-bas. La ville était illuminée, mais à certains endroits, on voyait de grands éclairs qui ne pouvaient être que ceux produits par des explosions de missiles. On avait dû falsifier les images, car j'en avais déjà vu beaucoup comme celles-là dans des films. Ne voulant pas réveiller tout le monde en passant des appels, au cas où tout cela ne serait pas vrai, j'ai commencé à écrire à beaucoup d'amis dans la belle ville de Caracas. Oui, les Yankees avaient osé ! Je ne sais pas ce que j'ai ressenti. Si (…)Lire la suite »

Le génocide n’est pas une erreur.

Jonathan COOK
Un nouveau film sur le meurtre de Hind Rajab met en lumière une société israélienne profondément malade, plongée dans les ténèbres par une idéologie raciste qui affirme que les vies juives comptent, mais pas celles des Palestiniens.
La Voix de Hind Rajab, une adaptation dramatique bouleversante du meurtre au ralenti d'une fillette de cinq ans à Gaza par Israël, sortira dans les salles britanniques la semaine prochaine. Ne manquez pas l'occasion de le voir. La grande majorité des Américains n'ont pas eu cette chance lors de sa sortie le mois dernier. Voici ce qui est arrivé au film aux États-Unis, selon le chroniqueur du New York Times M. Gessen : La Voix de Hind Rajab a été présenté en avant-première au Festival du film de Venise en septembre et a remporté le Grand Prix du jury, la deuxième plus haute distinction. Quelques jours plus tard, il a été projeté au Festival international du film de Toronto, où il a été très bien accueilli. De grandes sociétés de distribution américaines se sont manifestées. Mais ensuite, m'ont raconté les productrices Odessa Rae et Elizabeth Woodward, les sociétés se sont retirées les unes après les autres. Finalement, Woodward, qui possède une petite société de (…)Lire la suite »
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Les médias occidentaux passent sous silence les émeutes meurtrières en Iran, s’appuyant sur des ONG financées par le gouvernement américain pour promouvoir un changement de régime (The Grayzone)

Wyatt REED, Max BLUMENTHAL
Alors que des émeutes meurtrières ravagent les villes iraniennes, les médias occidentaux ignorent la vague de violence choquante, se tournant plutôt vers des ONG financées par le gouvernement américain pour obtenir des informations. Cette couverture médiatique partiale a contribué à pousser Trump au bord de l'autorisation de nouvelles attaques américaines.
Les médias occidentaux ont ignoré une multitude de preuves vidéo montrant les tactiques terroristes déployées à travers l'Iran par des manifestants décrits par Amnesty International et Human Rights Watch comme « largement pacifiques ». Des vidéos récentes publiées à la fois par les médias d'État iraniens et les forces antigouvernementales révèlent des lynchages publics de gardes non armés, l'incendie de mosquées, des attaques incendiaires contre des bâtiments municipaux, des marchés et des casernes de pompiers, ainsi que des foules d'hommes armés ouvrant le feu au cœur des villes iraniennes. Au lieu de cela, les médias occidentaux se sont concentrés presque exclusivement sur les violences attribuées au gouvernement iranien. Ce faisant, ils se sont largement appuyés sur les chiffres des morts compilés par des groupes de la diaspora iranienne financés par le National Endowment for Democracy (NED), l'organisme du gouvernement américain chargé du changement de régime, dont les (…)Lire la suite »
Le ministre de la Justice accusé d’avoir « insulté » les familles des prisonniers de Palestine Action

David Lammy « attend notre mort », affirme un gréviste de la faim palestinien (Declassified UK)

Phil Miller, Alexander Morris
Un militant pro-palestinien en grève de la faim dans une prison londonienne a déclaré que le gouvernement « attendait simplement que l'un d'entre nous meure ». Kamran Ahmed, qui n'a pas mangé depuis plus de deux mois, a déclaré dimanche à Declassified que son corps était pris de « spasmes » incontrôlables et qu'il craignait une insuffisance cardiaque. « Si je m'évanouis pendant ces spasmes, je ne peux pas bouger. Je finirais probablement par rester figé sur mon lit », incapable d'appuyer sur le bouton d'alarme de sa cellule. Ahmed, qui s'est entretenu avec Declassified par téléphone depuis la prison de Pentonville, a déclaré souffrir de douleurs thoraciques et être au bord de l'évanouissement. Ce mécanicien originaire de l'est de Londres a été hospitalisé six fois depuis qu'il a entamé une grève de la faim il y a 64 jours. Il proteste contre le refus de sa libération sous caution après son arrestation pour une effraction présumée commise par Palestine Action dans une (…)Lire la suite »
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Réponse aux propos de Daniel Fontaine de la RTBF

Jacques Baud
Mon propos Mon propos n’est pas de prendre parti pour un belligérant quel qu’il soit, mais de montrer que les décisions que nous prenons sont basées sur des perceptions qui ignorent les nuances et qui nous conduisent inéluctablement vers la guerre. C’est exactement ce qui s’est passé depuis 25 ans. Tout vient de l’exacerbation du langage, l’absence totale de discours analytique, l’impossibilité d’expliquer les choses différemment que Quant à la méthode Il y a deux cas de figure, soit le journaliste Daniel Fontaine ne respecte pas la Charte de Munich et n’a pas vérifié ses informations, soit il la respecte et a vérifié ses informations, dans quel cas, il ment. Je ne soutiens aucun théorie du complot de quelque nature qu’elle soit. Toutes mes interventions sont basées sur mes livres et sont dès lors parfaitement vérifiables. À la différence de M. Fontaine, tout ce que je déclare est soigneusement sourcé. Afin d’éviter d’entrer dans un langage de propagande, je ne prends pas (…)Lire la suite »

Les autogouvernements communards en première ligne pour défendre la révolution bolivarienne.

Thierry DERONNE
Caracas, 7 janvier – Nouvelle mobilisation populaire pour défendre la révolution et exiger la libération immédiate du Président Nicolas Maduro. Des milliers d’autogouvernements communards venus de tout le Venezuela se sont rassemblés dans les rues de la capitale. La stratégie fondamentale de la révolution bolivarienne est le transfert des pouvoirs politique et économique aux communes, seul moyen de construire une véritable démocratie directe. Ce mouvement impulsé par Chávez puis Maduro continuera en 2026. Pour sa première visite de terrain, la Présidente par interim Delcy Rodriguez a rencontré les habitant(e)s de la Commune José Félix Rivas, à Caracas (photo). Cette « révolution dans la révolution » rassemble déjà 4950 communes. Ce sont des autogouvernements populaires, présents dans les quartiers urbains comme dans les zones rurales. Ils peuvent compter de 1.000 à plus de 50.000 habitant(e)s selon les cas. En 2024, le président Nicolas Maduro a nommé Angel Prado – leader de (…)Lire la suite »

L’Ordre de Fer : Le Grand Basculement Géopolitique (2025-2028)

Mustapha STAMBOULI
À rebours de l’image d’un Trump imprévisible et chaotique, le second mandat du président américain révèle une architecture stratégique froide, méthodique et profondément transactionnelle. Entre encerclement de la Chine, subordination de l’Europe et verrouillage de l’Afrique du Nord, les États-Unis redessinent l’ordre mondial non plus autour du droit international, mais autour de rapports de (…)
Dans les années qui suivent l’élection présidentielle américaine de 2024, l’ordre mondial semble se déployer selon des règles nouvelles et moins visibles que celles du droit international : des rapports de force énergétiques, technologiques et militaires prennent le pas sur les coalitions et les normes. Le présent article s’attache à décrire ce basculement, non comme une prophétie abstraite, mais comme une dynamique plausiblement encastrée dans les choix et les pratiques d’une puissance qui a démontré, depuis son installation au sommet, une capacité à redessiner les contours de l’influence des États-Unis. Ce texte avance l’hypothèse d’un “Grand Basculement Géopolitique” entre 2025 et 2028, où l’hégémonie américaine se déploie selon une logique de verrouillage et de segmentation de l’espace international. L’argument central est que le recours croissant à des instruments matériels et coercitifs, contrôle des flux énergétiques, réorganisation des chaînes de valeur, maîtrise des (…)Lire la suite »
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L’art français de la guerre au XXI° siècle

Gérard COLLET
Ou comment un pouvoir accumulant les échecs tente de trouver une lampée d’oxygène grâce à une recette éculée Introduction Ainsi, voici sous quels auspices nos dirigeants nous font commencer l’année 2026 ! La séquence ouverte par le chef d'état-major Fabien Mandon en novembre, puis reprise au vol par le président Macron et dans une certaine mesure par la ministre de la Défense, constitue ce que l'on peut sans hésiter appeler une marche à la guerre. Cette démarche nous est évidemment présentée comme une nécessité absolue, vitale, imposée de l'extérieur par une puissance malfaisante. Mais l'histoire nous apprend que les guerres se présentent toujours sous cet habit là, et ce n’est que beaucoup plus tard, beaucoup trop tard, que les véritables raisons se révèlent tout autres, et que l’on feint de découvrir que prix à payer était beaucoup plus élevé qu’on avait pu le croire. La perspective d’une guerre constitue un fait absolument majeur dans la vie d'une nation, le plus (…)Lire la suite »